L’ennéagramme : une découverte à contrecœur

Aujourd’hui je sou­hai­te­rai par­ta­ger la décou­verte que j’ai fait l’an der­nier.  Après avoir exer­cé qua­si­ment quinze ans sans un modèle de per­son­na­li­té, j’ai décou­vert l’ennéagramme. Pour beau­coup cela paraî­tra sans doute banal mais comme cette décou­verte a pro­fon­dé­ment chan­ger ma pra­tique, je me dis que ce par­tage pour­rait aider ceux qui auraient les mêmes résis­tances que moi.

Lors de ma for­ma­tion de coach, Vincent Len­hardt ayant dit « il faut maî­tri­ser un modèle de per­son­na­li­té ! », j’ai inves­ti pas mal de temps avec l’espoir que « maî­tri­ser » un modèle de per­son­na­li­té me per­met­trai de res­ter Ok avec tous mes clients. Puis j’ai aban­don­né. Peut-être que je ne me for­mais pas assez ou que je n’étais pas prêt. Tou­jours est-il que pour dire vrai j’avais tou­jours autant de mal à res­ter OK avec les extra­ver­tis, les sois forts ou les gros pro­mo­teurs.  Je me disais que dans ma pra­tique d’accompagnement de pro­jets de trans­for­ma­tion je n’en avais pas réel­le­ment besoin. Et puis c’était Vincent, faut pas prendre tout ce qu’il dit au pied de la lettre n’est-ce pas….

Je conti­nuais à me docu­men­ter et lu par hasard un livre sur l’ennéagramme. C’était com­pli­qué et n’apportait pas grand-chose, je m’emmêlais avec les numé­ros… Un jour je ne sais pas pour­quoi, sans doute par ami­tié pour le for­ma­teur, je me suis ins­crit à un stage puis à un second. Pas de révé­la­tion ni de grande prise de conscience. En revanche je constate main­te­nant que non seule­ment je cerne très vite les clients, leurs besoins, et chose que je ne pen­sais pas pos­sible non plus, leur capa­ci­té de chan­ge­ment. Et je reste très faci­le­ment OK avec eux.

Évi­dem­ment vous allez me dire que c’est parce que main­te­nant je suis deve­nu OK avec moi-même et je crois que vous aurez rai­son. Et c’est ça le cœur de la décou­verte que je veux par­ta­ger : ce modèle s’appuie sur une vision des per­son­na­li­tés ambi­va­lente: nous avons notre part d’ombre et de lumière. Et je crois que le fait de voir les choses comme cela, m’a per­mis d’accepter mon ombre et donc celle des autres (les sois forts, extra­ver­tis et gros pro­mo­teurs notam­ment !). Tou­jours est-il que main­te­nant je peux abor­der mes clients et mes col­lègues (je co-inter­viens beau­coup) très serei­ne­ment.

Ceux qui sont inté­res­sées la per­sonne qui m’a for­mé donne tou­jours des stage  http://hf2c.fr/?page_id=33 .

Et pour rendre à César, je dois dire, même si ça me coûte un peu, qu’il avait bien rai­son Vincent ! c’est sacré­ment utile un modèle de per­son­na­li­té.